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Troubles médicaux autour des TSA

Le 14 mars 2017
Troubles médicaux autour des TSA

Troubles médicaux autour des TSA
8 juillet 20161 commentaire
Chez les enfants ou adultes TSA/TED, il existe parfois des problèmes médicaux. Ces troubles sont souvent la conséquence d’atteintes génétiques (liées ou non à des troubles du spectre autistique) mais peuvent également être la conséquence de médications ou encore de l’interaction de l’enfant avec son environnement.

Soyons plus précis.

 

Troubles génétiques :


Certains enfants atteints d’autisme ont un problème génétique identifiable du développement cérébral. Ces troubles génétiques comprennent le syndrome de l’X fragile, le syndrome d’Angelman, la maladie de Bourneville, le syndrome de Rett, le syndrome de duplication du chromosome 15 et d’autres troubles associés à un seul gène ou à un chromosome. Bien qu’un plus grand nombre d’études soit nécessaire, les troubles associés à un seul gène semblent concerner de 15 à 20 % des personnes atteintes d’un TSA.

Certains de ces syndromes ont des caractéristiques bien spécifiques (article à venir). En présence d’antécédents familiaux, il est possible que le médecin oriente le patient vers un généticien ou un neurologue pour une évaluation. Les résultats de l’évaluation peuvent aider à orienter le traitement des personnes atteintes, à les sensibiliser aux problèmes médicaux associés et à organiser leur vie.

 

Maladies gastro-intestinales :


Les troubles gastro-intestinaux sont courants chez les personnes autistes, et touchent jusqu’à 85 % des enfants présentant un TSA. Ces problèmes sont de gravité variable, allant d’une tendance à la constipation ou à la diarrhée chronique à la maladie intestinale inflammatoire. La douleur engendrée par les problèmes gastro­intestinaux peut entraîner des changements comportementaux comme une tendance accrue à rechercher un auto-apaisement (se bercer, se cogner la tête, etc.), des crises d’agressivité ou de l’automutilation. En revanche, un traitement approprié peut améliorer le comportement et la qualité de vie.

De plus, il est important de noter que chez les enfants ou adultes prenant certains médicaments comme des anti-épileptiques par exemple, la constipation est très souvent secondaire. Des traitements adaptés comme des massages (ostéopathes, kinésithérapeutes etc.) ou laxatifs sont donc bénéfiques pour l’enfant ou adulte.

Troubles convulsifs :


Jusqu’à 39 % des autistes présentent des troubles convulsifs, notamment l’épilepsie. Ces troubles sont plus courants chez les autistes qui présentent un retard intellectuel concomitant. Une personne autiste peut présenter plus d’un type de convulsions.

Le type le plus facile à reconnaître est le grand mal, ou crises épileptiques tonicocloniques. Parmi les autres troubles convulsifs, on compte l’absence épileptique (absence temporaire autrefois appelée le « petit mal ») et les convulsions subcliniques, qui peuvent n’être visibles qu’à l’électroencéphalogramme (EEG).

Les crises associées à l’autisme commencent souvent au début de l’enfance ou à l’adolescence, mais elles peuvent apparaître à n’importe quel âge. Si vous pensez que votre enfant a peut-être des convulsions, il est important d’en parler à votre médecin, qui orientera peut-être votre enfant vers un neurologue pour une évaluation plus approfondie.

Troubles du sommeil :


Les troubles du sommeil sont courants chez les enfants et les adolescents atteints d’autisme et peuvent également toucher les adultes.

La plupart du temps, les enfants sont pris en charge par neuroleptiques ou mélatonine afin de réguler leur rythme veille/éveil. Cependant, il est important de pouvoir voir un spécialiste du sommeil qui saura rechercher les heures de sécrétions de l’enfant pour un traitement adapté

Problèmes du traitement sensoriel :


De nombreux autistes répondent de façon inhabituelle à la stimulation sensorielle. Ils ont de la difficulté à traiter et à intégrer l’information sensorielle (ou stimuli sensoriels), tels que l’information visuelle, les sons, les odeurs, les goûts et les mouvements. Un stimulus sensoriel ordinaire peut leur sembler douloureux, désagréable ou déroutant.
Certains autistes sont hypersensibles aux sons ou au toucher, un problème également appelé « défense sensorielle ». D’autres présentent une réponse inférieure à la normale à ces stimuli (ils sont hyposensibles). Des exemples d’hypersensibilité sont l’incapacité de tolérer les vêtements, d’être touché ou d’être dans une pièce avec un éclairage normal. L’hyposensibilité se manifeste notamment par le fait de ne pas réagir à l’appel de son nom. De nombreux problèmes de traitement sensoriel peuvent être abordés par l’ergothérapie et/ou une thérapie d’intégration sensorielle.

Pica :


Le pica est une tendance à manger des substances non comestibles. Cette tendance fait partie du développement normal des bébés de 18 à 24 mois. Cependant, certains enfants et adultes atteints d’autisme et d’autres troubles du développement continuent de manger des substances comme la poussière, l’argile, la craie ou des éclats de peinture.

Pour cette raison, il est important de vérifier la présence d’un taux élevé de plomb chez les autistes qui mettent constamment les doigts ou les objets à la bouche, étant donné qu’ils peuvent être contaminés par cette toxine environnementale courante.

De plus, ces tendances à manger ce type de substance est souvent à l’origine de troubles digestifs comme des constipations ou diarrhées. Des infections de la bouche, comme des aphtes, gingivites, pharyngite, laryngite sont souvent secondaires à ces comportements.

 

Conclusion :
 

Il est important pour les parents de comprendre que les comportements violents ou envahissants de leurs enfants sont majoritairement une conséquence de difficulté d’expression.

Les troubles du spectre autistiques ne sont pas source exacte de violence mais sont souvent la conséquences de maux physiques ou psychiques que l’enfant n’arrive pas à exprimer.

En connaissant les atteintes fréquentes (digestif, sommeil, auto-mutilation, caractéristiques de chaque atteinte génétique), l’ostéopathe saura prévenir, notamment :

  • Déformations orthopédiques chez les enfants présentant des hypotonies ou spasticités marquées
  • Scoliose sur terrain hypotonique
  • Constipations par massages abdominaux
  • Diminution du bruxisme par relâchement tissulaire des muscles du cou et de la bouche
  • Relâchement musculaire sur les muscles contractés par stéréotypies de mouvement

L’ostéopathe travaillera en pluridisciplinaire avec ses confrères spécialisés (orthophonistes, éducateurs, psychomotriciens, pédopsychiatres etc..). Une prise en charge ostéopathique n’enlève en rien celle des autres professionnels mais accompagne l’enfant pour un bien être amélioré.